NAS ou disque dur externe : quelle sauvegarde choisir pour 300 à 500 Go de données ?

Quand 400 Go de souvenirs et de documents ne reposent que sur un seul disque

Il suffit parfois d’un ordinateur qui refuse de démarrer ou d’un disque externe qui n’est plus reconnu pour découvrir qu’aucune vraie sauvegarde n’avait été mise en place.

Lors d’une intervention, j’ai accompagné un client qui devait protéger environ 300 à 400 Go de documents et de données personnelles. Un NAS à deux disques semblait être la solution la plus complète. Mais un simple disque externe, associé à une sauvegarde Windows correctement configurée, pouvait aussi répondre à une grande partie de son besoin.

La difficulté n’était pas de trouver le matériel le plus impressionnant. Elle consistait à déterminer quelle solution serait réellement utilisée, surveillée et suffisamment fiable dans la durée.

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Le bon choix dépend moins du volume que de la manière dont vos données sont utilisées

Sauvegarder 300 à 500 Go ne nécessite pas automatiquement un NAS. Pour un seul ordinateur, un disque dur externe peut offrir une solution simple et économique. Lorsque plusieurs postes doivent accéder aux mêmes fichiers, qu’un partage permanent est nécessaire ou que les sauvegardes doivent être centralisées, un NAS devient plus pertinent.

Je vais comparer ces solutions selon leur usage réel, expliquer ce que protège véritablement un RAID 1, montrer pourquoi un NAS doit lui aussi être sauvegardé et proposer plusieurs stratégies cohérentes, de la plus simple à la plus complète.

L’objectif n’est pas de vous faire acheter davantage de matériel, mais d’éviter deux erreurs fréquentes : installer un système trop complexe qui ne sera jamais correctement surveillé, ou croire qu’une seule copie suffit à protéger des données importantes.

Pour 300 à 500 Go, un NAS n’est pas automatiquement nécessaire

Un volume de 300 à 500 Go peut contenir plusieurs années de photos, des documents administratifs, des fichiers professionnels ou les dossiers indispensables au fonctionnement d’une petite structure. Pourtant, la capacité seule ne suffit pas à déterminer la solution de sauvegarde la plus adaptée.

Un disque dur externe peut largement suffire pour protéger un seul ordinateur. À l’inverse, un NAS devient intéressant lorsque plusieurs postes doivent être sauvegardés, que les mêmes documents doivent être accessibles à plusieurs personnes ou que les fichiers doivent rester disponibles en permanence sur le réseau.

Dans ce type de situation, je commence par examiner cinq critères :

  • le nombre d’ordinateurs contenant des données importantes ;
  • la fréquence à laquelle les fichiers sont créés ou modifiés ;
  • le besoin de partager les mêmes documents entre plusieurs utilisateurs ;
  • le besoin éventuel d’accéder aux fichiers depuis l’extérieur ;
  • la capacité de la personne ou de la structure à surveiller les sauvegardes et les alertes.

Le point essentiel : une solution simple, automatisée et régulièrement contrôlée est souvent plus fiable qu’une installation très complète dont personne ne vérifie le fonctionnement.

Le cas concret : protéger environ 300 à 400 Go de données

Lors d’une intervention, un client souhaitait protéger environ 300 à 400 Go de documents et de données personnelles. Plusieurs solutions ont été envisagées : un NAS Synology à deux baies, deux disques adaptés à un fonctionnement dans un NAS, un disque dur externe utilisant l’Historique des fichiers Windows et une solution cloud comme KDrive pour partager certains documents.

Ces solutions ne répondaient pas exactement au même besoin.

  • Le disque externe permettait de sauvegarder simplement un ordinateur avec un budget et une maintenance limités.
  • Le NAS permettait de centraliser les données et les sauvegardes de plusieurs appareils.
  • Le cloud facilitait le partage de certains documents et ajoutait une copie située hors du domicile.

Le NAS était la solution la plus évolutive, mais pas nécessairement la seule solution raisonnable. Avant de retenir cette option, il fallait vérifier si le client avait réellement besoin d’un stockage accessible en permanence, de comptes utilisateurs, d’un partage entre plusieurs postes et d’un accès à distance.

Ce cas ne constitue pas un test comparatif complet des produits présentés dans cet article. Il sert surtout à montrer qu’un même volume de données peut être protégé de plusieurs manières, avec des niveaux de simplicité, de coût et de sécurité très différents.

Pour un seul ordinateur, le disque externe reste souvent le choix le plus raisonnable

Pour un particulier ou un indépendant dont les données importantes se trouvent principalement sur un seul ordinateur, je ne recommande pas automatiquement l’achat d’un NAS. Un disque dur externe correctement configuré peut offrir une sauvegarde simple, économique et suffisamment fiable pour cet usage.

Sous Windows, l’Historique des fichiers peut enregistrer automatiquement différentes versions des dossiers sélectionnés. Cette fonction permet notamment de retrouver un document modifié ou supprimé par erreur, à condition que le disque de sauvegarde soit disponible et que la tâche fonctionne réellement.

WD My Book 8 To : beaucoup de capacité, mais surtout un prix intéressant

Pour cet article, j’ai retenu le WD My Book Desktop 8 To. Une capacité de 8 To est largement supérieure au besoin initial de 300 à 500 Go. Je ne le recommande donc pas parce qu’une telle capacité serait indispensable, mais parce que cette version peut parfois être vendue moins cher que certains modèles de 4 To.

Dans ce cas précis, il devient intéressant de comparer les prix plutôt que de choisir mécaniquement la capacité la plus proche de son besoin. Les 8 To laissent une marge très importante pour conserver plusieurs versions, sauvegarder d’autres appareils ou accompagner une augmentation future du volume de données.

Le WD My Book est un disque de bureau alimenté par le secteur. Il est donc surtout adapté à une installation fixe, près de l’ordinateur ou du NAS. Il est moins pratique à transporter qu’un petit disque externe portable, mais cet inconvénient est limité lorsqu’il reste utilisé comme support de sauvegarde à domicile ou dans un bureau.

Dans quels cas ce disque externe est-il adapté ?

  • vous sauvegardez principalement un seul ordinateur ;
  • vous n’avez pas besoin de partager les fichiers en permanence sur le réseau ;
  • vous souhaitez une solution facile à remplacer ;
  • vous voulez conserver plusieurs versions de vos fichiers ;
  • vous acceptez de vérifier régulièrement que les sauvegardes sont bien exécutées.

Ses limites

  • le disque reste un support physique unique susceptible de tomber en panne ;
  • il peut être volé ou endommagé en même temps que l’ordinateur ;
  • il nécessite une alimentation secteur ;
  • il ne permet pas de partager ses fichiers de manière autonome sur le réseau ;
  • s’il reste connecté en permanence, certains ransomwares peuvent également atteindre les données qu’il contient.

Une capacité élevée n’est pas une sécurité supplémentaire : posséder 8 To d’espace ne protège pas mieux les données si elles ne sont présentes que sur ce disque. Pour les fichiers irremplaçables, il faut toujours envisager une autre copie indépendante.

Le même WD My Book peut également servir à sauvegarder le contenu d’un NAS. Dans ce rôle, il devient une copie réellement séparée des deux disques internes du NAS, surtout s’il est déconnecté après l’exécution de la sauvegarde.

Quand un NAS devient plus pertinent qu’un disque externe

Un NAS est un appareil de stockage relié au réseau. Contrairement à un disque USB connecté à un seul ordinateur, il peut recevoir les sauvegardes de plusieurs postes et mettre certains dossiers à disposition de différents utilisateurs.

Pour un indépendant, une association, un gîte ou une chambre d’hôtes utilisant plusieurs ordinateurs, cette centralisation peut réellement simplifier l’organisation. Les documents administratifs, les modèles de courrier, les photos et les fichiers communs ne sont plus dispersés sur plusieurs machines.

Un NAS est particulièrement utile lorsque

  • plusieurs ordinateurs doivent être sauvegardés ;
  • plusieurs personnes utilisent les mêmes dossiers ;
  • les données doivent rester disponibles même lorsqu’un ordinateur est éteint ;
  • des comptes et des droits d’accès distincts sont nécessaires ;
  • les sauvegardes doivent être centralisées ;
  • un accès à distance est réellement utile et peut être correctement sécurisé.

Un NAS n’est pas seulement un gros disque dur : il faut gérer ses comptes, ses mises à jour, ses alertes, ses sauvegardes et ses droits d’accès. Cette administration fait partie du coût réel de la solution.

Synology DS223j : le NAS accessible pour des besoins simples

Le Synology DS223j est un NAS de bureau équipé de deux baies. Il représente une option cohérente pour un particulier utilisant plusieurs ordinateurs, une petite association, un indépendant ou un hébergement touristique qui souhaite centraliser ses documents sans partir sur un modèle professionnel plus coûteux.

Il peut servir à stocker des dossiers partagés, recevoir les sauvegardes de plusieurs postes et rendre certains fichiers accessibles sur le réseau local. L’écosystème Synology facilite également la gestion des utilisateurs et des tâches de sauvegarde, à condition de prendre le temps de configurer correctement l’appareil.

Le DS223j est vendu sans disque. Il faut donc ajouter au prix du boîtier le coût de deux disques durs adaptés au fonctionnement dans un NAS.

NAS pour sauvegarde de fichier

Pour quel usage le DS223j est-il cohérent ?

  • sauvegarder deux ou trois ordinateurs ;
  • centraliser des documents et des photos ;
  • partager quelques dossiers entre plusieurs utilisateurs ;
  • mettre en place une solution domestique ou associative relativement simple ;
  • conserver un budget raisonnable pour le boîtier.

Ses limites

  • il est moins puissant qu’un modèle de la gamme Plus ;
  • il n’est pas conçu pour multiplier les applications lourdes ;
  • son réseau est limité au Gigabit ;
  • il demande malgré tout des mises à jour et une surveillance régulière ;
  • il doit être sauvegardé sur un autre support ;
  • il peut devenir limité si les usages professionnels se développent fortement.

Pour simplement sauvegarder un seul ordinateur, le DS223j restera plus cher et plus complexe qu’un disque externe. Il prend tout son sens lorsque la centralisation et l’utilisation par plusieurs appareils apportent un avantage concret.

Synology DS225+ : une option plus évolutive pour une petite structure

Le Synology DS225+ répond à un besoin différent. Il reste un NAS à deux baies, mais il est davantage destiné à une utilisation plus soutenue, à plusieurs utilisateurs ou à une structure qui souhaite conserver une marge d’évolution.

Son port réseau 2,5 GbE peut accélérer certains transferts, mais seulement si le reste du réseau est également compatible. Une box, un switch ou un ordinateur limité au Gigabit empêchera de profiter pleinement de cette connexion plus rapide.

Pour un gîte, une chambre d’hôtes, une petite entreprise ou une association utilisant régulièrement plusieurs postes, le surcoût peut être justifié par de meilleures performances et une plus grande marge pour les applications futures.

Nas ds225+ backup de donn'ees

Le DS225+ est plus adapté lorsque

  • plusieurs utilisateurs travaillent régulièrement sur le NAS ;
  • le volume de sauvegarde doit augmenter dans les années à venir ;
  • les transferts réseau sont fréquents ;
  • les performances et l’évolutivité comptent davantage que le prix minimal ;
  • le NAS est destiné à un usage professionnel ou semi-professionnel.

Quand le DS223j reste plus raisonnable

Pour sauvegarder quelques ordinateurs, conserver des photos et partager des documents bureautiques, le DS223j peut largement suffire. Le DS225+ ne doit pas être choisi uniquement parce qu’il est plus puissant. Son intérêt dépend du nombre d’utilisateurs, de la fréquence des transferts et de l’évolution prévue de l’installation.

Le port 2,5 GbE n’est pas automatiquement utile : avant de payer plus cher pour cette fonction, vérifiez la vitesse des autres équipements du réseau et le besoin réel de transférer rapidement de gros volumes.

Quels disques installer dans le NAS ?

Le boîtier Synology ne contient aucun disque. Pour créer un volume en RAID 1, il faut acheter deux disques durs de même capacité, idéalement conçus pour fonctionner dans un NAS.

Les gammes WD Red Plus et Seagate IronWolf sont prévues pour ce type d’utilisation. Elles sont conçues pour fonctionner de manière prolongée dans un boîtier contenant plusieurs disques, avec les vibrations et les charges de travail propres au stockage réseau.

WD Red Plus 4 To : le choix principal envisagé

Pour équiper le DS223j ou le DS225+, une paire de WD Red Plus 4 To constitue une configuration cohérente. Avec environ 300 à 500 Go de données au départ, cette capacité laisse une marge importante pour les versions de fichiers, les sauvegardes de plusieurs ordinateurs et l’augmentation future du volume.

Il faut acheter deux unités du disque présenté ci-dessous pour créer le RAID 1 décrit dans cet article.

Disque dur pour NAS WD Red Plus 4Go

Le WD Red Plus est adapté au stockage de documents, de photos et de sauvegardes. Il ne rend pas le NAS silencieux et il peut tomber en panne comme tout disque mécanique. Son intérêt vient surtout de son positionnement pour un fonctionnement prolongé dans un environnement NAS.

Seagate IronWolf 4 To : une alternative cohérente

Le Seagate IronWolf 4 To constitue une alternative directe au WD Red Plus. La référence sélectionnée utilise une technologie CMR et est destinée à une utilisation dans des systèmes NAS et RAID.

Je ne considère pas automatiquement le WD comme supérieur au Seagate. Le bon choix peut dépendre du prix au moment de l’achat, de la disponibilité, de la garantie et des services associés à la référence exacte.

Là encore, il faut acheter deux unités pour installer une paire de disques en RAID 1.

Disque dur pour NAS IronWolf 4To

Deux disques de 4 To ne donnent pas 8 To en RAID 1 : les données étant copiées sur les deux supports, l’espace exploitable reste proche de la capacité d’un seul disque, soit environ 4 To avant formatage et réserves du système.

Avant l’achat, il faut vérifier la référence exacte, la technologie utilisée, la garantie et la compatibilité annoncée avec le NAS. Un nom commercial proche ne garantit pas toujours des caractéristiques identiques.

RAID 1 : deux disques ne signifient pas deux sauvegardes

Dans un NAS à deux baies configuré en RAID 1, les mêmes données sont enregistrées sur les deux disques. Si l’un des disques tombe en panne, le second peut permettre au système de continuer à fonctionner le temps de remplacer le support défectueux et de reconstruire le volume.

Cette redondance protège principalement contre la panne d’un seul disque. Elle ne crée pas deux sauvegardes indépendantes.

Lorsqu’un fichier est supprimé, modifié ou chiffré, l’opération peut être reproduite sur les deux disques. Le RAID 1 ne protège donc pas automatiquement contre :

  • une suppression accidentelle ;
  • un ransomware ;
  • une erreur de synchronisation ;
  • la corruption d’un fichier ou du système de fichiers ;
  • le vol du NAS ;
  • un incendie ou un dégât des eaux ;
  • une mauvaise manipulation pendant l’administration ;
  • une panne touchant le boîtier ou plusieurs composants.

À retenir : le RAID 1 améliore la disponibilité des données en cas de panne d’un disque. Il ne remplace pas une sauvegarde séparée du NAS.

Les corbeilles réseau, les versions de fichiers et les instantanés peuvent apporter une protection supplémentaire contre certaines erreurs. Ils restent néanmoins stockés sur le même appareil et ne couvrent pas tous les scénarios.

Le NAS doit lui aussi être sauvegardé

Une configuration cohérente peut utiliser le NAS comme destination principale des sauvegardes, puis créer une seconde copie de son contenu sur un disque externe. Le WD My Book 8 To présenté plus haut peut remplir ce rôle.

Cette sauvegarde externe doit idéalement être déconnectée une fois la copie terminée ou utilisée selon une rotation entre plusieurs supports. Cela réduit son exposition aux suppressions, aux ransomwares et aux problèmes affectant simultanément le NAS.

Une autre possibilité consiste à envoyer les données les plus importantes vers une destination distante ou un service cloud. Il n’est pas toujours nécessaire de transférer l’intégralité des sauvegardes système. Les documents administratifs, les photos irremplaçables et les dossiers professionnels essentiels peuvent être prioritaires.

Une bonne stratégie sépare les risques : le NAS protège et centralise les données localement, tandis que le disque externe ou le cloud fournit une copie indépendante.

Le cloud peut compléter la sauvegarde, mais il faut distinguer synchronisation et sauvegarde

Une solution comme KDrive peut être utile pour partager certains documents et conserver une copie située hors du domicile ou des locaux. Cette séparation géographique protège notamment contre un vol, un incendie ou un dégât des eaux touchant simultanément l’ordinateur, le disque externe et le NAS.

Le cloud présente néanmoins plusieurs contraintes :

  • le premier envoi de 300 à 500 Go peut être très long avec une connexion montante limitée ;
  • la restauration complète dépend de la connexion internet ;
  • le coût est récurrent ;
  • certaines suppressions peuvent être synchronisées sur tous les appareils ;
  • les fonctions de version et de restauration dépendent du service choisi ;
  • le compte doit être protégé par un mot de passe unique et une authentification à deux facteurs lorsqu’elle est disponible.

Je distingue donc toujours synchronisation et sauvegarde. Un dossier synchronisé facilite le travail sur plusieurs appareils, mais une erreur peut se propager. Pour considérer le cloud comme une vraie composante de la sauvegarde, il faut vérifier la durée de conservation des versions, le fonctionnement de la corbeille et la procédure de restauration.

En zone rurale : en Dordogne, le débit montant peut rendre l’envoi initial de plusieurs centaines de gigaoctets particulièrement long. Ce point doit être vérifié avant de construire une stratégie reposant principalement sur le cloud.

APC BX750MI-FR : un onduleur pour permettre l’arrêt propre du NAS

Un NAS fonctionne souvent en permanence. Une coupure de courant brutale peut interrompre une écriture, une mise à jour ou une reconstruction du RAID. Un onduleur permet de maintenir temporairement l’alimentation et, lorsqu’il est correctement reconnu, de déclencher un arrêt propre du NAS.

L’APC Back-UPS BX750MI-FR fournit une puissance maximale annoncée de 410 W et dispose de trois prises françaises alimentées par la batterie. Cette puissance est normalement largement suffisante pour un NAS deux baies, une box internet et éventuellement un petit équipement réseau.

La régulation automatique de tension, appelée AVR, permet également de corriger certaines variations de tension sans solliciter immédiatement la batterie.

Onduleur APC 750va

Ce que l’onduleur apporte réellement

  • une alimentation temporaire pendant une coupure ;
  • la possibilité d’arrêter proprement le NAS ;
  • une protection contre certaines surtensions et variations de tension ;
  • le maintien temporaire de la box et du réseau local.

Ses limites

  • l’autonomie reste limitée ;
  • la batterie devra être remplacée après plusieurs années ;
  • il ne garantit pas une protection absolue contre la foudre ;
  • il ne remplace pas une sauvegarde indépendante ;
  • la reconnaissance et l’arrêt automatique doivent être testés après l’installation ;
  • les trois prises françaises peuvent devenir insuffisantes si de nombreux appareils doivent être alimentés.

Un onduleur n’est pas une batterie destinée à travailler pendant des heures : son rôle principal est de maintenir les appareils suffisamment longtemps pour absorber une courte coupure ou effectuer un arrêt propre.

Faut-il également acheter un switch ou des câbles réseau ?

Un NAS doit idéalement être relié à la box ou au réseau principal par un câble Ethernet. Les ordinateurs peuvent ensuite y accéder en Ethernet ou en Wi-Fi, selon les performances attendues et la qualité du réseau.

Pour transférer une première sauvegarde de 300 à 500 Go, une connexion Ethernet est souvent préférable. Le Wi-Fi peut fonctionner, mais le transfert sera parfois plus lent ou moins stable, notamment lorsque le signal traverse plusieurs murs.

Il n’est pas nécessaire d’acheter automatiquement un switch. Cet équipement devient utile uniquement lorsque la box ne possède plus assez de ports Ethernet ou lorsque plusieurs appareils doivent être raccordés au même emplacement.

Avant d’ajouter du matériel : vérifiez les ports disponibles sur la box, l’emplacement du NAS, la qualité du Wi-Fi et le chemin possible pour un câble Ethernet. Un simple câble peut parfois suffire.

Trois configurations cohérentes selon votre besoin

Configuration simple pour un seul ordinateur

  • un WD My Book 8 To ou un autre disque externe adapté ;
  • l’Historique des fichiers Windows ou une autre sauvegarde automatique ;
  • une déconnexion régulière du support ;
  • une copie distante des documents les plus importants.

Cette solution reste la plus simple et la moins coûteuse. Elle convient à de nombreux particuliers et indépendants disposant principalement d’un seul ordinateur.

Configuration NAS raisonnable pour plusieurs appareils

  • un Synology DS223j ;
  • deux WD Red Plus 4 To ou deux Seagate IronWolf 4 To ;
  • un disque externe pour sauvegarder le NAS ;
  • éventuellement une copie cloud des dossiers irremplaçables ;
  • un onduleur APC BX750MI-FR.

Cette configuration est cohérente pour un particulier équipé de plusieurs ordinateurs, une petite association ou un indépendant ayant besoin de centraliser ses fichiers.

Configuration plus évolutive pour une petite structure

  • un Synology DS225+ ;
  • deux disques NAS de 4 To ou davantage selon le volume prévu ;
  • une sauvegarde indépendante sur disque externe ;
  • une copie distante de certains dossiers ;
  • un onduleur avec arrêt automatique correctement configuré ;
  • un réseau Ethernet adapté si les transferts sont fréquents.

Cette configuration demande un budget et une maintenance plus importants. Elle devient pertinente pour un gîte, une chambre d’hôtes, une association ou une petite entreprise utilisant plusieurs postes et des documents communs.

Une sauvegarde doit être testée, quel que soit le matériel choisi

Qu’elle soit stockée sur un disque externe, un NAS ou dans le cloud, une sauvegarde doit être contrôlée. Voir un message indiquant que la tâche s’est terminée ne garantit pas que tous les dossiers attendus sont présents ni que les données pourront être restaurées.

Je conseille de vérifier régulièrement :

  • la date de la dernière sauvegarde réussie ;
  • les éventuelles erreurs ou alertes ;
  • la présence des dossiers réellement importants ;
  • l’espace encore disponible ;
  • l’état des disques ;
  • la possibilité de restaurer plusieurs fichiers dans un dossier temporaire ;
  • la procédure à suivre pour récupérer les données sur un autre ordinateur.

En présence de signes de panne : si le disque source fait des bruits anormaux, se déconnecte ou devient très lent, évitez de multiplier les tentatives de copie. Vous pouvez consulter mon guide sur les signes indiquant qu’un disque dur est peut-être en fin de vie.

Si les fichiers sont déjà inaccessibles, la priorité n’est plus de configurer une nouvelle sauvegarde, mais d’éviter d’aggraver la situation. Les possibilités dépendent alors de l’état du support. J’explique cette différence dans mon article consacré à la récupération de données et aux cas nécessitant un laboratoire spécialisé.

Sauvegarder avant un clonage, une réinstallation ou un remplacement de disque

Une sauvegarde devient particulièrement importante avant le remplacement d’un disque, une migration vers un SSD ou une réinstallation de Windows. Ces opérations peuvent être maîtrisées tout en comportant un risque en cas d’erreur, de panne du support d’origine ou de mauvaise sélection du disque.

Lorsque le disque est encore sain, il est parfois possible de transférer le système par clonage. Dans d’autres cas, une installation propre est plus cohérente. J’explique les critères utilisés pour choisir entre le clonage et une réinstallation propre de Windows.

Si l’objectif est également d’améliorer les performances d’un ordinateur encore équipé d’un disque mécanique, le remplacement peut avoir un réel intérêt. Il faut néanmoins distinguer le support utilisé pour faire fonctionner Windows du support utilisé pour sauvegarder les données. Mon guide sur le passage d’un disque dur HDD à un SSD détaille cette évolution.

Ne confondez pas migration et sauvegarde : un clonage reproduit l’état d’un disque vers un autre à un moment donné. Il facilite un remplacement, mais il ne constitue pas nécessairement une stratégie de sauvegarde régulière et indépendante.

NAS ou disque externe : mon conseil selon les situations

Pour un seul ordinateur contenant 300 à 500 Go de données, je commencerais généralement par un disque externe suffisamment spacieux, une sauvegarde automatique, des contrôles réguliers et une seconde copie des fichiers irremplaçables.

Je recommande plutôt un NAS lorsque plusieurs ordinateurs doivent être sauvegardés, que des dossiers communs doivent rester accessibles ou qu’une petite structure a besoin de centraliser ses documents.

Le Synology DS223j est adapté à un usage simple et raisonnable. Le DS225+ apporte davantage de performances et d’évolutivité, mais son surcoût n’est justifié que lorsque le besoin existe réellement.

Dans les deux cas, les WD Red Plus et Seagate IronWolf sont deux options cohérentes pour les disques internes. Le RAID 1 améliore la continuité en cas de panne d’un disque, mais le NAS doit encore être sauvegardé vers un disque externe ou une destination distante.

L’objectif n’est donc pas d’acheter le plus de matériel possible. Il est de construire une solution correspondant au nombre de postes, au rythme de modification des données, au besoin de partage et à la capacité réelle de surveiller les sauvegardes dans le temps.

Questions fréquentes sur les NAS et les disques externes

Quelle capacité choisir pour sauvegarder 500 Go de données ?

Un support de 2 To peut déjà offrir une marge confortable pour 500 Go de données. Une capacité supérieure peut être intéressante lorsque son prix est avantageux, lorsque plusieurs versions doivent être conservées ou lorsque le volume doit fortement augmenter.

Pourquoi acheter un disque de 8 To pour seulement 500 Go ?

Une capacité de 8 To n’est pas nécessaire pour seulement 500 Go. Elle peut néanmoins être intéressante lorsque le disque de 8 To est vendu moins cher qu’un modèle de 4 To. Le choix doit alors tenir compte du prix réel, de la garantie et de l’usage prévu.

Un NAS avec deux disques conserve-t-il deux sauvegardes ?

Non, pas lorsqu’il est configuré en RAID 1. Les mêmes données sont reproduites sur les deux disques afin de supporter la panne de l’un d’eux. Une suppression ou un chiffrement peut également être reproduit sur les deux supports.

Faut-il laisser le disque externe branché en permanence ?

Cela facilite les sauvegardes automatiques, mais augmente son exposition aux erreurs, aux surtensions et à certains ransomwares. Une déconnexion après la sauvegarde ou une rotation entre deux supports apporte une protection supplémentaire.

Le cloud suffit-il pour sauvegarder toutes les données ?

Il peut constituer une partie importante de la stratégie, notamment pour disposer d’une copie distante. Il faut néanmoins vérifier le temps d’envoi et de restauration, le coût récurrent, la durée de conservation des versions et la différence entre synchronisation et sauvegarde.

Un onduleur protège-t-il le NAS contre la foudre ?

Un onduleur protège contre certaines coupures et variations de tension, et permet surtout d’arrêter proprement le NAS. Il ne garantit pas une protection absolue contre la foudre ou une surtension majeure.

À quelle fréquence faut-il tester une sauvegarde ?

La fréquence dépend de l’importance et du rythme de modification des données. Une petite structure produisant des documents chaque jour doit effectuer des contrôles plus fréquents qu’un particulier ajoutant occasionnellement des photos. Une restauration de test doit au minimum être réalisée après l’installation et régulièrement par la suite.

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Damien DELPHIN

Technicien informatique et fondateur de Tera24, j’interviens en Dordogne pour le dépannage, la réparation et l’optimisation de vos équipements informatiques.

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